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  • Mamoutou Kone, jembefola à Bouaké

    Le jembé en Afrique

    Les vidéos pésentées sur ce site sont le reflet de la façon dont on joue ce jour dans un pays, la Côte d'Ivoire, et une ville, Bouaké. Dans d'autres pays, d'autres régions ou d'autres ethnies, on jouera parfois les mêmes morceaux différemment. Fête traditionelle Par conséquent, ces enregistrements ne constituent pas une référence, à opposer à une autre. D'un pays à l'autre, parfois d'un village à l'autre, les mêmes morceaux peuvent porter un autre nom et il n'y a pas de "version officielle". Vous pouvez visionner une vidéo de jembé traditionnel en cliquant sur l'image ci-contre. Si vous avez des difficultés de lecture et voulez bénéficier d'autres formats vidéos, utilisez le module Videos

    Dans les fêtes traditionnelles en Afrique, ce sont les femmes qui mènent la danse, c'est le cas de le dire. Ce sont elles qui organisent les fêtes, contactent les tapeurs, préparent la nourriture. Leurs chants et leurs danses viennent de leur enfance, de leur village et mieux que quiconque, ces femmes savent comment on doit les accompagner aux jembés et dununs. Les tapeurs doivent les suivre et le soliste présent n'est pas là pour jouer des breacks ou faire des démonstrations de technique. Il doit coller à la situation présente, qui peut être très variée. Ce qu'il devra jouer dépend des ethnies présentes majoritairement à ce moment. On est là très loin des idées reçues sur le jembé en Afrique, notamment des critères qui font un bon soliste.

    Le développement économique et la concentration des tapeurs dans les grandes agglomérations ont bousculé certaines traditions liées au jembé. Il ne s'agit pas dans ces quelques lignes de remettre sur le tapis les différents entre les tenants de la tradition et les modernes, éternel débat, ni de prendre parti. On peut simplement constater que ceux qui écrivent des méthodes de jembé en Europe ou ceux qui enseignent ces méthodes pêchent souvent par ignorance du tissus social africain. Bon nombre de pédagogues du jembé devraient faire apposer quelques visas sur leur passeport, afin d'aller vérifier par eux-mêmes ce qui se passe sur le terrain. Danses des moissons, danses de pleine lune, danses de pluie, danses d'initiations, ces festivités, qui existent encore dans les villages reculés et font tant rêver les tapeurs occidentaux sont devenues rares dans les grandes villes africaines, voire innexistantes. Ou alors elles sont traitées sur un mode folklorique. Il ne s'agit pas ici de rejeter certaines de ces traditions, mais de les replacer dans le contexte de notre époque.

    Malgré l'abandon de certaines pratiques traditionnelles et la pression de la modernité, il subsiste encore dans les grandes villes, et c'est un bonnheur, beaucoup de petites fêtes plus discrètes, sans sonorisation ni pianos électriques. Tressage mariéeCes fêtes sont d'ailleurs très souvent en rapport avec les gros mariages du jeudi et se déroulent dans les jours qui précèdent ou suivent celui-ci. La vidéo ci-contre est un exemple de fête sans sonorisation ni piano électrique. Il s'agit du tressage de la mariée, qui intervient généralement la veille du mariage. C'est dans ces fêtes minimalistes que l'on retrouve toute la richesse du jeu traditionnel du jembé africain.

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